Avec l’hôtel de ville, les deux plus beaux édifices de Brive sont le musée Labenche et la Maison Cavaignac (sur la photo) - DR : J.-F.R.
Nous avons trouvé le guide qui fallait pour découvrir la face gourmande de Brive : Danièle Mazet-Delpeuch, ancienne cuisinière privée de François Mitterrand, venue de son village voisin de Dordogne.
Nous la rencontrons sous la halle Georges Brassens, où se tient trois fois par semaine, mardi, jeudi et surtout samedi, le célèbre marché de Brive-la-Gaillarde.
Une agora que l’honorable interprète de la « cuisine bourgeoise » fréquente depuis les années 1950. Sa grand-mère, déjà, y apportait ses fromages.
Produits de la terre
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En arpentant les allées avec elle, on découvre la nature profonde du marché, cher au cœur des Brivistes. « Il y a surtout des petits producteurs. Voyez leurs visages et leurs mains, ce sont des gens de la terre », dit-elle.
En effet. Depuis toujours, Brive se trouve au cœur d’un tissu rural constitué de petites vallées irriguées où l’on produit fruits et légumes.
C’est aussi un nœud ferroviaire, au carrefour des axes Paris-Toulouse et Bordeaux-Lyon. De quoi drainer vers la cité tous ces pétarous (paysans-jardiniers) de proximité. « Ici, la qualité est au rendez-vous, les produits sont fidèles à eux-mêmes », dit-elle.
Elle nous montre les myrtilles de Vignols vendues par Ginette, les pommes tardives Sainte-Germaine et les concombres tordus - « des vrais, ceux-là ! » – de Paul, un papy de Mansac.
Ou ces haricots mangetout qu’elle s’empresse d’acheter. Peu de bio officiel, mais qu’importe. « On travaille à l’ancienne, sans traitement », rappelle Paul.
Foires grasses d’hiver
En saison, on achète fraises gariguettes, noix, châtaignes, cèpes… Sans parler des truffes du Causse corrézien, du cabécou de Rocamadour, des volailles.
Cinq fois par an, entre novembre et mars, se tiennent ici les foires grasses : foies de canards, d’oies et bêtes entières sont en vedette.
Et puis il y a les « maisons », présentes depuis des générations. « La crème fraîche de la Fromagerie Varsoise, c’est autre chose ! », tranche Danièle devant l’étal de ce commerce, présent depuis au moins 50 ans. Normal, cette laiterie de Vars-sur-Roseix, à 20 km de Brive, s’approvisionne dans les fermes proches, dûment sélectionnées.
Quant à la viande et au cultissime bœuf limousin, les sœurs Bach en connaissent les secrets. « Chez elles, je prends du veau, du lard et aussi de grosses côtes de porc », annonce Danièle, impitoyable avec les nouveaux rites alimentaires.
« Pour supporter la dureté de la vie, il faudrait tout aseptiser. On a même désapprit à mâcher ! », gronde-t-elle.
« Chez Francis », hôte des écrivains de la Foire du Livre
Ce n’est pas vrai à Brive, ville au coup de fourchette réputé et à la gourmandise… gaillarde, en témoigne la culture rugby qui baigne cette cité aux portes du Midi.
Pour s’en convaincre, cap vers La Promenade, ex-QG « des gens du marché, qui venaient à 10h manger la soupe au pain avec un gros steak », rappelle Danielle.
A côté, voici Chez Francis, une institution. 28 ans que Monsieur Tessandier officie aux fourneaux de ce restaurant, accompagné de son fils Franck.
Sympathique, le bonhomme reçoit chaque année en novembre le ban et l’arrière-ban littéraire parisien, lors la célèbre Foire du Livre. Il suffit de lire sur les murs les phrases ou les dessins griffonnés par les écrivains vedettes. « J’essaie de promouvoir les produits du pays », dit modestement Francis.
Hôtels particuliers en grès
Pour rejoindre la distillerie Denoix, autre pilier du savoir-faire briviste, nous traversons le cœur de ville. L’occasion d’évoquer le patrimoine de la cité.
Brive se lit simplement : son noyau urbain est inséré dans un boulevard circulaire tracé sur d’anciennes fortifications du 14e siècle.
Au centre, les rues principales convergent vers la collégiale Saint-Martin, vaste édifice maintes fois remanié.
De-ci, de-là, quelques hôtels particuliers en grès et leurs tours de noblesse, comme les maisons Treilhard et Maillard-Quinhart.
Avec l’hôtel de ville, installé dans l’ancien collège des Doctrinaires (17e s.), les deux plus beaux édifices sont le musée Labenche et la Maison Cavaignac. Le premier occupe une splendide demeure Renaissance ; le second est l’ancien logis du couvent des Clarisses.
Denoix, 180 ans d’âge
La distillerie Denoix est une vénérable maison briviste de 180 ans. Sa spécialité, c’est la liqueur de noix.
Le fruit est acheté vert en juin, broyé et vieilli cinq ans en fûts de chêne additionné de cognac, d’armagnac et de sirop de sucre, cuit au feu de bois.
Le décor n’a pas bougé depuis le 19e siècle. Alambics et chaudrons en cuivre, fûts antiques, long comptoir en bois, senteurs de macérations… « J’ai même vu fonctionner la meule en pierre », se souvient Danièle.
Beaucoup de chaines de télé sont venues poser leurs caméras dans cette séculaire fabrique aux recettes immuables, Entreprise du Patrimoine Vivant depuis 10 ans. « Nous sommes les seuls liquoristes à travailler ainsi de manière artisanale », garantit Sylvie Denoix-Vieillefosse, la gardienne du temple.
Mais Danièle Mazet-Delpeuch conteste qu’on puisse utiliser la liqueur de noix en cuisine. « C’est un produit abouti, il ne faut pas y toucher ! ». Et d’ajouter : « vous êtes hors mode ». Dans sa bouche, c’est un compliment…
Ris de veau braisé aux girolles, cabécou chaud…
Après ces tribulations gourmandes, il est temps de déjeuner.
Danièle nous entraîne chez son ami Daniel Chambon, assisté de ses fils Stéphane et Mathieu. Une figure de la cuisine corrézienne et lotoise, qui a tracé sa route aussi en Asie.
Et un des chefs qui porte haut les couleurs de la gastronomie briviste, aux côtés de Pierre Neveu, Nicolas Soulié, Olivier Maurin…
Certains sont membres des Tables Gaillardes, association qui valorise les produits et les savoir-faire régionaux.
Danièle et « Dany » échangent des souvenirs de « cuisiniers bourgeois », se rappellent s’être croisés à Hong-Kong.
Danièle précise : « j’ai demandé à Dany de nous préparer sa propre cuisine, la même que faisait ma maman ». Nous déjeunons copieusement, carpaccio de canard, ris de veau braisé aux girolles fraîches, cabécou chaud à l’huile de noix… avec les vins des coteaux de la Vézère (AOC depuis 2017) à portée de mains.
- Hôtel : Le Miel des Muses - lemieldesmuses.fr. Un hôtel de charme, aménagé dans une ancienne quincaillerie. Restaurant Le Comptoir Saint-Sernin. 9 chambres raffinées et des espaces communs arty (terrasse, salon, piscine…).
- Denoix :denoix.com. Liqueurs de noix, apéritifs, cocktails, moutarde à la violette… Visite guidée en juillet-août.
- Festival du Bien élever au Bien manger, en août.
Au cœur du Bordeaux historique, cette ancienne demeure nobiliaire millésimée 1895, transformée en hôtel de luxe cinq étoiles, avec sa piscine, son patio, ses salons discrets, charme avec sûreté. La perle sur le gâteau: cette petite table raffinée avec ses quelques tables et la fine cuisine de Younesse Bouakkaoui. Ce bon chef discret, passé à Cordeillan-Bages, avec Thierry Marx et Jean-Luc Rocha, au Gabriel avec Francois Adamski et chez Passion et Gourmandises près de Poitiers, avec Richard Toix, compose des mets tout en finesse, au gré de l’inspiration du jour, au gré de deux menus malicieux.
Ses réussites ? Les sardines marinées avec ses pommes à l’huile en joli préliminaire, le foie gras frais cuisiné en terrine au verjus de vin de glace et ses champignons bruns, les bonbons de sole aux coquillages et herbes fraîches, le pigeon rôti avec amandes et abricots dans son jus ou encore le splendide ris de veau avec cecina et artichaut qui, tous, tiennent joliment la route sur un mode esthétisant certes, quoique sans fausse note.
En dessert, un nuage coco se marie audacieusement à la tomate, et le cigare au cacao, café et perle de malt gélifié constituent de jolis exercices de style. En accompagnement, le noble pessac-leognan domaine de Chevalier en blanc et les riche allées de Cantemerle en rouge, côté haut-médoc, constituent des escortes de choix.
September 09, 2020 at 11:05AM
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La Table de Montaigne, restaurant Bordeaux - la discrétion de la Table de Montaigne | Le blog de Gilles Pudlowski - Les Pieds dans le Plat - Les pieds dans le plat
Cyril Lignac a préparé une recette délicate dans son édition du 3 septembre de Tous en cuisine sur M6. Le chef a proposé son interprétation de la tarte fine aux pêches. Alors que son invité a impliqué tout son voisinage dans la réalisation de sa tarte, l'équipe a réussi à livrer une recette très gourmande.
Pour réaliser cette recette de tarte fine aux pêches, façon Cyril Lignac, vous aurez besoin des ingrédients suivants :
4 pêches jaunes (ou prune, mirabelles, figues...)
3 feuilles de brick
50g + 25g de beurre fondu
80g de tapioca
2 cuillères à soupe de miel
50g de pistaches
Étape 1 : Le fond de tarte
Commencez par préchauffer le four à 180°C. Prenez une feuille de brick et beurrez-la complètement en veillant à bien l'imbiber. Faites de même avec deux autres feuilles que vous allez superposer. Beurrez également le moule à tarte, dans lequel vous allez ensuite étaler les feuilles. Le fond de pâte sera ainsi bien croustillant, ce qui change des pâtes brisées ou feuilletées.
Étape 2 : la garniture
Ajoutez sur les feuilles de brick, du tapioca cru. Déposez ensuite les pêches préalablement coupées en rondelles dessus. Elles vont éponger le tapioca, ce qui va empêcher le jus d’aller imbiber les feuilles de brick, et ainsi garder leur aspect croustillant. Abricot, prunes, figues, mirabelles… Vous pouvez remplacer les pêches par le fruit juteux de l’été de votre choix. Prenez soin de mettre en place les pêches de façon circulaire, pour un rendu encore plus gourmand. Recouvrez le tout de beurre, puis de miel avant d'enfourner votre tarte à 180°C pendant 20 minutes. Bonne dégustation.
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September 04, 2020 at 12:54AM
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VIDÉO Tous en cuisine : Cyril Lignac dévoile sa recette de tarte fine aux pêches - Voici
Sel, poivre et moutarde… Voilà un trio inséparable ! Mustard de l’autre côté de l’Atlantique ou Moster chez nos amis allemands, la moutarde aime la compagnie des hot dogs ou des bretzels. Mais pas que.
Déjà préparée par les Romains avec du moût de raisin, la moutarde est un condiment qui a traversé les âges. On a coutume de citer la moutarde de Dijon mais il faut savoir que cette appellation correspond à un procédé de fabrication, il ne s’agit pas d’une appellation d’origine protégée. Il existe en revanche une IGP (indication géographique protégée) en Bourgogne depuis plus de 10 ans. Une bonne nouvelle qui a incité de nombreux producteurs bourguignons à relancer la culture de la petite graine de moutarde.
La moutarde de Dijon peut être fabriquée avec des graines provenant d’Inde, du Canada mais aussi du Népal ou de Russie. En Inde, les graines de moutarde sont utilisées comme des épices.
Les graines ne mesurent pas plus de 2 millimètres, elles peuvent être de différentes couleurs : noires, jaunes ou blanches. Elles peuvent être utilisées dans les marinades. Vous en trouverez aussi dans les pots de cornichons, associées à du vinaigre, elles permettent de conserver les aliments.
On peut aussi s’amuser à les faire germer et les mélanger à du fromage blanc. Ce sera parfait avec des légumes crus, à l’apéritif.
Des graines de moutarde, de l’eau, du vinaigre de cidre, du miel, du curcuma… Et, une pincée de magie vous dira Marc Désarménien, dirigeant et petit-fils du moutardier Edmond Fallot à Beaune, en Bourgogne.
Outre un parcours de visite très bien conçu autour de la moutarde, vous pourrez participer à des ateliers de fabrication de moutarde.
Vous l’aimez comment la moutarde ?
La moutarde fine est plus piquante que la moutarde à l’ancienne où les graines sont simplement broyées.
La moutarde aime la compagnie, elle se décline à l’infini, au basilic, à la noix, aux fines herbes, à l’estragon, au miel…
Les Suisses, dans le canton de Fribourg, savourent la moutarde de Bénichon sur une tranche de brioche, comme la confiture.
À la recherche d'une délicieuse recette de tarte aux fruits ? Ce jeudi 3 septembre, dans Tous en cuisine sur M6, Cyril Lignac a justement préparé une très belle tarte fine aux pêches. Si les pros de la cuisine n'auront aucun mal à la réaliser, ceux qui n'ont presque jamais cuisiné aussi ! Pour ce faire, il vous faudra simplement quelques ingrédients : des pêches jaunes, des feuilles de brick, du beurre fondu, du tapioca, du miel et des pistaches. Et si vous n'avez pas beaucoup de matériel, ce n'est pas un problème puisque vous aurez simplement besoin d'un cercle ou d'un plat à tarte ainsi que d'un pinceau. Cyril Lignac, aux côtés du présentateur Jérôme Anthony, reçoit chaque jour des invités anonymes, ravis de participer à l'émission ainsi que des personnalités connues. Lundi 31 août, les deux acolytes ont ainsi reçu, Anne Roumanoff, mardi 1er septembre c'est Julie Ferrier qui a préparé une pizza roulé bolognaise puis, pour le dessert, une crème au sésame noir et mercredi 2 septembre, on a pu voir Héloïse Martin réaliser une salade de figues et burrata ainsi qu'un poulet grillé aux épices, maïs, coco, citron. Ce jeudi 3 septembre, l'invité d'honneur était Panayotis Pascot. Il a commencé par faire une salade piémontaise, ce plat incontournable en été avant de préparer cette fameuse tarte fine aux pêches en suivant les précieux conseils du chef Cyril Lignac. Vous aussi, vous souhaitez vous régaler avec ce superbe dessert et faire plaisir à vos proches ? Retrouvez tout d'abord, la
Les rénovations et l'ajout d'une salle à manger du King Hall
Presque 32 ans après son ouverture, le célèbre bar de la rue King ouest est toujours aussi populaire et poursuit sa forte croissance. Le propriétaire actuel Maxime Pothier vient de terminer (ou presque selon lui) l'une des dernières phases de la vision du bar qu'il avait lorsqu'il l'a acheté en 2017.
Après des études en hôtellerie et avoir travaillé au Pilsen, au Pub St-Malo et au King Hall, M. Pothier savait qu'il posséderait avant longtemps son bar à lui. Voyant tout le potentiel de l'endroit, le jeune entrepreneur achète donc le King Hall, un endroit quasi historique dans les Cantons-de-l'Est et reconnu comme le ‘'summum'' des bars à bières. Maxime Pothier avait déjà un plan en tête et la ferme intention d'amener cette institution de Sherbrooke ailleurs. Tout en conservant l'ADN bière de l'endroit, il allait lui donner un nouveau souffle avec une offre élargie d'alcools pour attirer une clientèle à l'affût des tendances du milieu.
Maxime Pothier a donc investi beaucoup d'argent et de temps dans son bar depuis 6 ans. Aux dernières améliorations et rénovations à la cuisine, au bar, aux salles de bain (complètement réaménagées et redécorées), s'ajoute une nouvelle salle à manger qui pourra accueillir ses premiers clients dès la semaine prochaine. Maxime Pothier et son équipe sont très fébriles pour ce chapitre qui s'ouvre au King Hall. « Je suis vraiment content et j'ai très hâte de pouvoir accueillir à nouveau nos clients. Évidemment nous avons mis en place des règles strictes afin de respecter celles établies par la santé publique, mais je dois avouer que j'avais vraiment hâte d'avoir le ‘'go'' du gouvernement pour rouvrir ...surtout avec nos rénovations terminées », se réjouit-il.
Le menu de style pub a été composé par le chef Steven Lausier (ancien chef du restaurant l'Antidote) qui y préparera une fine cuisine actuelle et très santé. Il proposera les saveurs des produits locaux, présentés avec style et imagination dans la magnifique nouvelle salle à manger de 75 places du King Hall. Avec l'ajout de cette nouvelle offre de service, 7 nouveaux employés(es) ont dû être embauchés.
Rappelons que le King Hall figure parmi les meilleurs bars du pays selon les recommandations de Canada's 100 Best qui décrit le King Hall comme étant un bar décontracté et rempli de tous les alcools imaginables, le plaçant au 41e rang de son classement.
Le King Hall est un des rares bars ‘'à bières'' à posséder un cellier contenant près de 300 bières. Allant des classiques mondiales comme la Gueuse, les rouges de Flandre ou les bières trappistes, l'institution offre assurément des bières aux styles uniques et ce dans plusieurs catégories. Mais le King Hall c'est aussi 30 lignes de bières en fut près de 400 spiritueux dont 250 variétés de scotch.
Le bar, à l'image des anciens pubs irlandais, a été rénové et revampé par la firme de Conceptions Desrosiers, une jeune entreprise de Magog qui a le vent dans les voiles avec plus de 60 employés et dont le propriétaire Francis Desrosiers n'a pas encore 30 ans. Le chargé de projet Philippe Antoine Thibeault explique que ce projet s'est fait en étroite collaboration avec M. Pothier. « Au King Hall, Maxime avait déjà une très bonne idée de ce qu'il voulait; cela a donc été facile. Rapidement nous avons établi le plan de match afin que la réalisation du bar soit identique à l'image de ce que le propriétaire désirait; c'est-à-dire un lieu feutré, chaleureux, harmonisant un décor traditionnel anglais avec une tendance plus actuelle et légèrement industrielle.
La portion bar du King Hall est de nouveau ouverte au public depuis le 3 septembre, alors que la salle à manger accueillera ses premiers clients le 17 septembre prochain.
Si l'origine du boulghour (ou boulgour) est typiquement moyen-orientale, l'étymologie du nom, elle, n'est pas connue avec certitude. Le produit est ancien, attesté depuis le 14ème siècle et s'est répandu avec l'expansion de l'empire ottoman. Il est nommé bulgur en turc.
Le boulghour est très utilisé dans la cuisine des pays du Moyen-Orient, notamment dans la cuisine syrienne, irakienne, libanaise. En Turquie, surtout en Anatolie, plusieurs plats sont préparés avec du boulghour.
La préparation est facile, ce blé constitue une nourriture idéale pour les paysans.
Aujourd’hui, en Turquie, il existe deux sortes de blé. Le plus dur est pour le boulghour, l’autre moins dur, est utilisé pour faire de la farine.
Du blé au boulghour
Définition la plus simple : une fois le blé lavé et bouilli, il est séché et concassé.
On mélange le blé dur dans de l’eau (il peut être de différents types, notamment de couleur rouge, ou blond) disposé dans un vaste récipient, généralement un baril ouvert d'un seul côté. Le tout est placé sur le feu jusqu'à ce que les grains soient cuits. Ceux-ci sont ensuite séchés au soleil, souvent sur le toit d’une maison. Après une semaine ou deux, les grains de blé sont ramassés puis concassés.
Il existe deux tailles : le boulghour fin ou gros, le premier pour faire des boulettes, le deuxième, pour les salades et comme riz.
Utilisation du boulgour
D'une granulométrie fine ou grossière, brun ou blanc, le boulghour est cuisiné par cuisson et/ou réhydratation. Il se cuit comme le riz, dans deux fois son volume d’eau jusqu’à absorption et évaporation complètes.
Il est généralement possible de remplacer le riz par du boulghour dans les plats à base de riz.
Le boulghour a les mêmes valeurs alimentaires que la semoule. Son intérêt principal réside dans sa richesse en glucides à index glycémique bas et dans sa teneur en éléments minéraux.
Pourquoi manger du bulgur ?
Grâce au procédé de cuisson et de séchage, le boulghour ne risque ni les moisissures, ni les attaques de larves d’insectes.
Grâce à sa pasteurisation, les enzymes et micro-organismes sont inactifs.
Les graines contiennent des minéraux et des vitamines.
Le boulghour peut être conservé longtemps.
Il est très peu gras.
Il ne contient pas de cholestérol.
C’est un aliment économique : moins cher que le pain et les pâtes.
Il ne contient pas d’acide puisqu’il est pré-cuit.
Associé au lait, il convient à une alimentation pour bébés.
Il peut être stocké facilement, même dans des endroits humides et chauds.
C’est un bon aliment pour les intestins. Légèrement laxatif, il prévient le cancer du colon.
Il joue un rôle important dans le cadre du programme alimentaire des Nations-Unies.
Quelques recettes à base de boulghour
Ezo gelin çorbası - La soupe d’Ezo Gelin
Typique du Sud-Est de l’Anatolie, cette soupe paysanne épicée est populaire dans tout le pays. Rendant hommage à une jeune mariée (gelin) prénommée Ezo, ce mets consistant est facile à réaliser. Les lentilles corail sont la base de cette soupe, accompagnées d’un deuxième ingrédient : le boulghour fin.
La menthe, plante aromatique très odorante, apporte son incomparable fraîcheur.
Ingrédients
(4-5 personnes)
- 80 gr de lentilles corail
- 60 gr de boulghour fin
- 1 cuillère à soupe de concentré de tomate
- 50 gr de farine
- 3 cuillères à soupe de beurre
- 1 cuillère à soupe de menthe séchée
- ½ cuillère à soupe de piment rouge séché
- 1 cube de bouillon de boeuf
- Sel, poivre
Préparation
Laver les lentilles. Préparer le bouillon en disposant le cube dans une casserole d’eau. Ajouter une cuillérée de beurre, verser les lentilles, faire cuire environ 10 minutes. Écumer. Laver le boulghour, l’ajouter dans la casserole. Faire cuire encore 10 minutes.
Dans une autre casserole, faire fondre le beurre restant, verser la farine, délayer le mélange à l’aide d’un fouet. Ajouter la menthe, le piment rouge en poudre, le sel et le poivre. Tourner.
Ajouter le concentré de tomates, verser environ 30 cl d’eau chaude, mélanger.
Verser sur le mélange lentilles/boulghour, et laisser cuire l’ensemble à feu doux pendant 5 minutes. Décorer avec les feuilles de menthe fraiche.
Ce potage est assez épais, vous pouvez ajouter de l’eau suivant votre goût.
Mercimek köftesi - Boulettes de lentilles rouges
Ingrédients
- 1 verre de lentilles rouges (taille moyenne)
- 1 verre de köftelik bulgur (boulghour fin pour les köfte)
- 2 cuillères de concentré de tomate
- Oignons verts + 1 oignon
- huile d’olive
- 1 cuillère de vinaigre de grenade (Nar ekşisi)
- persil plat
- sel, poivre
Préparation
Faire cuire les lentilles dans 3 verres d'eau. Quand elles sont bien cuites, ajouter le boulghour. Laisser reposer 15 mn.
Couper l'oignon en petits morceaux et le faire cuire dans l'huile. Ajouter le concentré de tomates et le vinaigre de grenade. Mélanger avec les lentilles et le boulghour. Couper le vert des oignons en petits morceaux (à vous de choisir la quantité) et hacher le persil. Mélanger avec la préparation, saler et poivrer.
On prépare les boulettes avec la purée obtenue.
Servir froid.
On peut déguster les köfte dans une feuille de salade verte.
Şehriyeli Bulgur Pilavı : Pilaf de boulghour avec du vermicelle
Ingrédients
(4 personnes)
- 1 verre de vermicelle fin
- 1 verre et demi de boulghour (pilavlık)
- 3 verres d'eau
- un peu d'huile
- 1 bon morceau de beurre
Préparation
Dans une casserole, faire revenir le vermicelle dans l'huile chaude, le faire brunir (attention car il brûle très vite). Ajouter le boulgour et l'eau, saler et poivrer, laisser cuire sur feu moyen en remuant de temps en temps. Une fois l'eau presque absorbée, éteindre le feu, ajouter le beurre coupé en morceaux et couvrir. Laisser reposer une quinzaine de minutes puis mélanger, vérifier l'assaisonnement. Le boulghour doit rester humide.
Servir chaud.
À la place du vermicelle, vous pouvez mettre des lentilles, des pois, des haricots verts etc.
Bulgur Köftesi - Boulettes de boulghour à la sauce tomate
Ingrédients
(4 Personnes)
> Pour les boulettes
- 1 verre de gros boulghour (pilavlık)
- 1 verre d'eau bouillante
herbes au choix (basilic, persil, coriandre, menthe)
2 c. à soupe de farine
1 oeuf
1 c. à café de concentré de tomates
1 c. à café de concentré de poivron rouge
> Pour la sauce
1 oignon de taille moyenne
1 tomate
1 c. à soupe de concentré de tomates
1/2 c. à café de piment en poudre
2 c. à soupe d'huile d'olive
1/2 verre d'eau (prélevé dans l'eau de cuisson des boulettes)
Préparation
Dans un bol, mélanger le boulghour et l'eau bouillante. Couvrir et laisser reposer au moins une demi-heure le temps que le boulghour gonfle.
Ajouter ensuite le reste des ingrédients pour les boulettes, la farine, l’oeuf, la tomate concentrée et le piment, et bien mélanger le tout à la main pendant plusieurs minutes.
Former des boulettes de la taille d'une noix.
Dans une grande casserole, porter l'eau salée à ébullition et faire cuire les boulettes pendant une quinzaine de minutes.
Une fois les boulettes cuites, récupérer un demi verre d'eau de cuisson et égoutter les boulettes, puis réserver.
Pour la sauce : couper l'oignon en petits dés et le faire revenir dans une poêle avec l'huile d'olive. Ajouter ensuite la tomate épluchée et coupée en dés, le concentré de tomates puis l'eau de cuisson et bien mélanger le tout.
Assaisonner et laisser mijoter quelques minutes de plus. Déposer les boulettes de boulghour cuites dans le plat de service, verser la sauce par dessus, mélanger délicatement.
Vous pouvez remplacer la sauce tomate par du yoghourt.
September 04, 2020 at 08:35AM
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Cuisine turque : blé comme boulghour | lepetitjournal.com - Le Petit Journal
1er Septembre 2020 - Le restaurant gastronomique du Maritim Resort & Spa Mauritius, le Château Mon Désir, a été reconnu pour son emblématique «High Tea» par le célèbre journal anglais «The Mirror». Cette publication britannique au plus gros tirage a, en effet, classé celui-ci 3ème parmi les 8 meilleures expériences de thé dans le monde entier!
Ce restaurant exclusif offrant une vue imprenable sur les ruines historiques de Balaclava et la rivière Citron offre une cuisine gastronomique avec des plats internationaux français mais aussi de l''océan Indien proposée par le Chef Mauricien Nallan Seeven.
Son ''High Tea'' invite ses hôtes à apprécier la tradition anglaise du afternoon high tea en dégustant une sélection de sandwichs, de scones, de pâtisseries, de jus de fruits et de boissons chaudes tout en profitant du cadre enchanteur de cette maison de style coloniale.
Déjà récompensé par le titre de «Best Fine Dining Cuisine» par le «World Luxury Restaurant» Awards », ce restaurant gastronomique niché sur le domaine du Maritim à Balaclava propose à Maurice selon le Daily Mirror « une expérience de thé raffinée et somptueuse ».
Le restaurant est ouvert pour le dîner, le brunch le dimanche et le high tea le samedi ainsi que pour des événements et des occasions spéciales.
Actuellement fermé pour rénovation, le Château Mon Désir rouvrira en octobre 2020 et accueillera à nouveau ses hôtes dans son décor envoûtant!
September 01, 2020 at 03:23AM
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Le Château Mon Désir dans le “Top 3” des meilleurs “High Tea” au monde de “The Mirror” - Ile Maurice Tourisme Infos
Sous les verrières du passage des Panoramas, à Paris, l’impression est toujours la même. Ouverte il y a un an, Adar, la cantine méditerranéenne de Tamir Nahmias n’a pas changé malgré la crise sanitaire. La citronnade maison à la fleur d’oranger annonce la douceur du moment à venir. Havre de paix au cœur du tumulte parisien, Adar semble le refuge parfait pour Grégory Marchand, « ma cantine de cœur. Tamir Nahmias a une telle culture gastronomique qu’il sublime la cuisine levantine et en fait du fine dining ». Le chef hyperactif aux adresses multiples (Frenchie, Frenchie bar à vins, Frenchie to go, Frenchie Covent Garden, à Londres) a ouvert cet été Frenchie Pigalle, une autre version de son Frenchie historique (rue du Nil, Paris 2e) hébergé par le Grand Pigalle Hotel.
« Il m’a fait découvrir toutes ces saveurs qui répondaient à ma cuisine. » Grégory Marchand
Le premier élément de son nouveau menu est une gougère avec un craquelin au sumac, à tremper dans un labné au zaatar : « Ce plat parle tout seul de ma relation avec Tamir Nahmias. » Entre 2013 et 2014, Tamir travaille pour Grégory Marchand chez Frenchie, peu après la sortie de Jérusalem (Hachette Pratique), le livre de Yotam Ottolenghi. La cuisine levantine chatouille alors les fourneaux les plus précurseurs. « La transmission s’est faite dans les deux sens, admet Marchand. Il m’a fait découvrir toutes ces saveurs qui répondaient à ma cuisine. Je joue souvent sur le sour, l’aigre, l’acide, le doux… »
Tamir compose aussi avec des notes fraîches, herbeuses. En ce jour d’été, le taboulé est une gifle de chlorophylle. Basilic citronné et livèche sont hachés menu. Le premier monte dans les aigus lorsque la deuxième joue sa partition en mode mineur, s’accordant avec les pistaches pilées à la seconde. Les figues fraîches en brunoise croquent comme des courgettes crues, délivrant une légère acidité dès qu’on les rencontre. Les raisins secs soulignent le propos. À chaque préparation de taboulé, Tamir pile, hache, range le mortier sur l’étagère au-dessus de sa tête. France Gall chante Ella, elle l’a. La serveuse prend les commandes lorsqu’elle sent que toute l’équipe en cuisine est prête. Le plongeur nettoie régulièrement le sol à la raclette tandis que les tables se remplissent petit à petit.
Les poivrons farcis qui attendaient, bien rouges, droits et rangés dans leur plat en Inox avant le début du service, sortent du four, amollis comme des corps bien malaxés. Roi lascif au chapeau parfaitement rôti, le poivron est truffé de riz, d’agneau et d’ingrédients mystères. Il se mange avec un labné arrosé de vinaigre de grenade. Après la fraîcheur vient la douceur qu’attend et donne aussi Grégory Marchand quand il cuisine. La filiation entre les deux chefs est évidente dans cet instant simple. L’intensité de la tarte au chocolat et halva parle le même langage, celui d’une générosité efficace, car épurée.
L’addition : autour de 30 €.
L’incontournable : le taboulé basilic-livèche.
Le geste éco : le menu est à emporter dans des récipients en verre ou en métal. Chaque verre à dessert retourné rapporte, au choix, un euro ou un morceau de babka.
Département au nom hérité du fleuve éponyme, l'Aude offre la promesse d'un voyage où les paysages d'une grande variété s'enchaînent au fil des découvertes : de longues plages méditerranéennes, adossées à un arrière-pays vert et préservé. Une nature propice à la randonnée pédestre sur l'incontournable sentier Cathare, sillonnant le superbe massif des Corbières à l'assaut des châteaux perchés, jusque dans les Pyrénées audoises.
Un patrimoine riche que l'on doit aussi aux villages de caractère préservés comme la prestigieuse Cité médiévale de Carcassonne, classée au Patrimoine mondial de l'Unesco, avec le canal du Midi qui serpente à ses pieds dans son écrin de verdure. Un séjour sera également l'occasion de s'essayer à la gastronomie locale, réputée pour ses vins, ses charcuteries, ses fromages... et son cassoulet.
Carcassonne, plus grande ville médiévale d'Europe
Tous les soirs jusqu'au 29 août (sauf le dimanche), le château comtal est magnifié par une chorégraphie de lasers sculptant cette bâtisse en pierre.Office de tourisme Aude
Riche de 2 500 ans d'une histoire mouvementée, la Cité de Carcassonne est perchée à un carrefour stratégique et dominant la vallée de l'Aude. Elle fut successivement celte, romaine et wisigothe, avant de rejoindre l'empire franc et de prospérer aux Xe et XIIe siècles, sous la puissante dynastie des Trencavel. Tombée dans l'escarcelle royale au XIIIe siècle, après la mémorable croisade anti-cathare, sa proximité avec l'Aragon pousse Saint Louis à renforcer ses fortifications, pour lui donner son aspect actuel.
Sauvée de la ruine au XIXe siècle par Viollet-le-Duc, la cité est toujours habitée et compte 3 km de remparts, rehaussés de 52 tours. On y pénètre à pied par la «Porte Narbonnaise», entrée principale fortifiée à démesure. D'ici, à travers un ravissant lacis de ruelles, on gagne le château comtal, véritable forteresse dans la forteresse, admirablement mis en valeur avec son et lumière lors de spectacles nocturnes.
Autre temps fort de la cité : la basilique Saint-Nazaire renferme les plus beaux vitraux du Midi, dans une étonnante harmonie des styles roman et gothique. Ne manquez pas la ville basse, appelée «Bastide Saint-Louis», construite dès le XIIIe siècle sur un plan militaire et parsemée d'hôtels particuliers des XVIe-XIXe siècles. Pour rejoindre ce quartier, il faut franchir l'Aude sur le superbe «Pont Vieux» daté du XIVe siècle.
Au fil de l'eau sur le canal du Midi
Le canal du Midi relie l'océan Atlantique à la mer Méditerranée. Ici, le Grand Bassin de Castelnaudary.Vincent Photographie / OT
Carcassonne est une escale de choix sur le canal du Midi, ouvrage d'art du XVIIe siècle, également classé au Patrimoine mondial de l'Unesco. Reliant Toulouse à Sète en étant alimenté par les ruisseaux de la Montagne Noire, ses 240 km connectent l'océan Atlantique à la mer Méditerranée. Un enjeu politique et économique majeur à l'époque, car le canal évitait aux navires de contourner l'Espagne.
Traversant le département de l'Aude d'est en ouest sur 121 km, c'est une superbe succession d'écluses galbées, de ponts, de bassins et de petits ports fluviaux, bordés de paysages agricoles, de bourgs pittoresques. Un charme fou, à découvrir – par étapes – à vélo sur le chemin de halage ou, au fil de l'eau, à bord d'un bateau de location sans permis.
Lovée autour de son «Grand Bassin» qui reflète ses vieilles pierres, Castelnaudary est une ville paisible. Si elle est connue dans le monde entier, c'est avant tout pour son cassoulet dont elle serait la capitale mondiale. Cette spécialité née au XVe siècle est toujours cuisinée de façon traditionnelle à la Maison Escudier, selon une recette de 1920.
Autre belle escale : le bourg vivant de Trèbes, connu pour son église romane et son curieux pont-canal construit par Vauban. Sans oublier Le Somail, hameau pittoresque dont le vieux pont surmonté d'une chapelle interpelle, avant de rejoindre l'azur intense de la Méditerranée…
La côte et ses longues plages méditerranéennes
La plage de Gruissan et ses chalets sur pilotis du XIXe siècle.Office de tourisme Aude
Connectée au canal du Midi, Narbonne est la plus grande ville du département, avec ses 55.000 habitants. Ancien grand port romain de la Méditerranée, elle révèle un charmant centre historique du Moyen-Âge, autre période fastueuse de son existence. À deux pas se dressent le Palais-Musée des Archevêques et sa curieuse cathédrale gothique inachevée. Le nouveau musée archéologique Narbo Via, consacré à la Narbonne antique (dont l'ouverture au public est prévu à l'automne 2020), vaut la visite, ainsi que les Halles Baltard et – pour les fans – la maison natale de Charles Trenet. Y a d'la joie !
À quelques kilomètres à l'est se déroulent de longues plages de sable clair, épargnées du béton et bordées par la végétation luxuriante du Parc naturel régional de la Narbonnaise en Méditerranée, vaste complexe lagunaire peuplé de flamants roses, à découvrir à pied ou à vélo. Au cœur du parc, le vieux village de Gruissan est construit sur un mamelon où pointent les vestiges d'un château médiéval. Il séduit par son authenticité, entre étangs naturels, salins, port de pêche, vignoble et longue plage ourlée de chalets sur pilotis.
Chaque année en mai, Gruissan accueille le Defi Wind, rassemblement mondial de windsurf tandis que le village voisin de Leucate vit son mois d'avril à l'heure du Mondial du Vent. La crème des riders internationaux s'y affronte en windsurf, kitesurf et stand up paddle sur ce littoral plutôt venté.
Dans les terres, la Réserve africaine de Sigean offre – avec des enfants – une visite dépaysante dans une vaste zone semi-naturelle, au bord d'un magnifique étang. Là, un peu plus au nord, le ravissant village de Bages coule des jours paisibles, à peine troublés par ses pêcheurs d'anguilles, métier séculaire.
Les Corbières, entre vignobles et sentier Cathare
Le sentier Cathare, qui relie Port-la-Nouvelle à Foix, traverse des vignoblesOffice de tourisme
Dans l'arrière-pays, l'abbaye de Fontfroide se dresse aux avant-postes du massif des Corbières, région montagneuse et sauvage qui recèle un vignoble et quelques bourgs médiévaux figés dans le temps. Parmi eux, Lagrasse, classé « Plus Beau Village de France », livre un patrimoine magnifique : vieux pont, halles, ruelles sinueuses et sa célèbre abbaye Saint-Marie-d'Orbieu, fondée sous Charlemagne. Elle fut en son temps l'une des plus riches du sud de la France. Sa tranche la plus ancienne est publique, tandis que l'autre partie abrite la communauté des chanoines de la Mère de Dieu.
Quelques kilomètres plus au sud, le village de Cucugnan – célébré dans une nouvelle d'Alphonse Daudet – est agrippé à son coteau viticole. Il est surmonté du vieux Moulin d'Omer du XVIIe siècle, réhabilité par le boulanger du village. À deux pas se dresse le château de Quéribus, planté sur le sentier Cathare (GR 367), l'itinéraire de randonnée phare de la région.
Ce chemin de 250 km entre Port-la-Nouvelle et Foix (Ariège) flâne entre lagunes, garrigues, vignes et crêtes rocheuses, semé de ces fascinantes « citadelles du vertige », postées dès le XIe siècle sur la frontière franco-aragonaise. Certaines seulement abritèrent quelques religieux cathares, délogés par la croisade du XIIIe siècle. À ne pas manquer sur le sentier : le château de Peyrepertuse, perché sur une arête rocheuse qui se confond avec son rempart.
De forteresses en citadelles dans les Pyrénées audoises
Le Train rouge vintage ferraille sur les vertigineux viaducs de la ligne Axat-Rivesaltes.Office de tourisme
Le sentier Cathare flirte avec les vertigineuses gorges de Galamus et le Pech de Bugarach, point culminant des Corbières (1 230 m), connu pour ses légendes et son panorama à couper le souffle. Plus loin, les Pyrénées audoises livrent des paysages montagnards de forêts, de pâturages, de gorges, de grottes et de torrents. Le château de Puilaurens, niché sur son éperon rocheux, en est la visite phare.
Amateurs de randonnée pédestre, de VTT et d'équitation, rendez-vous dans les villages d'Axat et de Quillan où se pratiquent aussi l'escalade, le rafting, le canyoning et le canoë-kayak dans la haute vallée de l'Aude. Celle-ci est ouverte sur quelques beaux villages perchés : Puivert et son château médiéval du sentier cathare, Rennes-le-Château et ses légendes autour d'un trésor caché, l'abbé Saunière…
Avec des enfants, embarquez à bord du Train rouge vintage qui ferraille sur les vertigineux viaducs de la ligne Axat-Rivesaltes. Faites ensuite une halte à l'inattendu Musée des Dinosaures d'Espéraza, alors que se profile le vignoble de Limoux, réputé pour son vin mousseux – la fameuse blanquette de Limoux – et son formidable carnaval coloré.
Au départ de la gare de Lyon, prendre un TGV jusqu'à Narbonne (4 h 20 de trajet), à partir de 78 € l'aller-retour.
OÙ DORMIR À CARCASSONNE
L'ancien palais épiscopal néogothique de Carcassonne a été reconverti en hôtel cinq étoiles.MGallery
Hôtel de la Cité
Au cœur de la Cité, l'ancien palais épiscopal néogothique accueille un 5-étoiles de facture très classique. Spa et superbe jardin panoramique avec piscine. Restaurant étoilé, La Barbacane, aux mains du chef Jérôme Ryon. Comptez entre 215 et 900 € la nuit, menus à partir de 41 €. Hôtel de la Cité, place Auguste Pierre Pont, 11000 Carcassonne. Tél. : 04 68 71 98 71.
Hôtel du Château
Ce beau 4-étoiles familial aux chambres classiques est situé juste au pied de la Cité. Spa, jardin et piscine. Chambres doubles comprises entre 125 et 380 €. Hôtel du Château, 2, rue Camille Saint Seans, 11000 Carcassonne. Tél. : 04 68 11 38 38.
OÙ DORMIR LE LONG DU CANAL DU MIDI
B & B Le Grand Bassin
Face au Grand Bassin de Castelnaudary, cette ancienne maison de la direction du canal abrite des chambres simples et agréables. Service très soigné. Chambres à partir de 75 €, menu à 25 € à la table d'hôte. B & B Le Grand Bassin, 301 quai Edmond Combes, 11400 Castelnaudary. Tél. : 07 67 95 35 88.
B & B La Maison des Palmiers
En bordure de canal, cette maison de maître du XIXe siècle compte plusieurs chambres arrangées sur une note british vintage et cosy. Entre 75 et 100 € la nuit. B & B La Maison des Palmiers, 4 quai des Négociants, 11200 Homps. Tél. : 04 68 32 57 93.
OÙ DORMIR SUR LA CÔTE
Les six chambres Deluxe du 19/21 à Leucate-Village sont dotées d'un espace salon lumineux.Photo presse
Château L'Hospitalet
En plein massif de la Clape, bordé par la Méditerranée, d'élégantes chambres contemporaines 3-étoiles sont nichées dans un prestigieux domaine viticole où naissent au rythme de la biodynamie les prestigieux vins de Gérard Bertrand. Piscine, cave de dégustation, restaurant et festival de jazz en été. Chambres entre 145 et 205 €. Château L'Hospitalet, route de Narbonne-Plage, 11100 Narbonne. Tél. : 04 68 45 28 50.
Hôtel 19/21
Petit 4-étoiles de charme décoré avec goût, proposant des chambres lumineuses et épurées, à la fois vintage et design. Piscine extérieure. Entre 125 et 620 € la nuit. Hôtel 19/21, 19 avenue Francis Vals , 11370 Leucate-Village. Tél. : 04 68 27 68 44.
OÙ DORMIR AU CŒUR DES CORBIÈRES
Hostellerie des Corbières
Installé dans une ancienne maison de maître, ce petit hôtel est à la fois pratique et soigné. Excellente table orchestrée par le chef Julien Oracz, qui revisite les produits de son terroir. Environ 110 € la nuit. Hostellerie des Corbières, 9 boulevard de la Promenade, 11220 Lagrasse. Tél. : 04 68 43 15 22.
L'Auberge du Vigneron
Cette ancienne maison vigneronne centenaire offre quelques belles chambres confortables, de style contemporain. Côté fourneaux, savoureuse cuisine de marché en prise directe sur les producteurs locaux, à déguster sur la terrasse panoramique. Chambres doubles entre 90 et 110 €. L'Auberge du Vigneron, 2 rue Achille Mir, 11350 Cucugnan. Tél. : 04 68 45 03 00.
OÙ DORMIR VERS LES PYRÉNÉES
Château des Ducs de Joyeuse
Hôtel de charme installé dans un superbe château du XVIe siècle avec tours d'angle. Chambres 4-étoiles confortables, piscine et tennis dans le parc bordant l'Aude. Comptez de 125 à 250 € la nuit. Château des Ducs de Joyeuse, 1 allée Georges Roux, 11190 Couiza. Tél. : 04 68 74 23 50.
Hostellerie du Grand Duc
À proximité du château de Puilaurens, belle maison familiale du XVIIIe siècle abritant des chambres 3-étoiles à la décoration thématique. À table, fine cuisine régionale de saison aux envolées originales, d'un excellent rapport qualité-prix. Environ 100 € la nuit. Hostellerie du Grand Duc, 2 route de Boucheville, 11140 Gincia. Tél. : 04 68 20 55 02.
BONNES TABLES À CARCASSONNE
Le restaurant du chef Franck Putelat, MOF auréolé de deux étoiles Michelin.Photo presse
Le Comte Roger
Signée du talentueux chef Pierre Mesa, savoureuse cuisine, à la fois originale et enracinée, pour un excellent rapport qualité-prix. Menus 26-45 €, à la carte 40-55 €. Le Comte Roger, 14 rue Saint-Louis, 11000 Carcassonne. Tél. : 04 68 11 93 40.
La Table de Franck Putelat
Ce double étoilé revisite la tradition avec élégance et inspiration dans une cuisine « fiction » épurée, qui ravit nos papilles. Menus 60-160 €. La Table de Franck Putelat, 80 chemin des Anglais, 11000 Carcassonne. Tél. : 04 68 71 80 80.
BONNES TABLES LE LONG DU CANAL DU MIDI
Chez David
Table de tradition connectée au terroir local, réputée pour servir l'un des meilleurs cassoulets de la ville. À la carte 35-50 €. Chez David, 49 rue du Général Dejean, 11400 Castelnaudary. Tél. : 04 68 94 86 92.
Le Moulin de Trèbes
Au bord des écluses, cuisine simple et de saison, pleine de goûts et d'associations inédites. Menus 23-25 €, à la carte 30-50 €. Le Moulin de Trèbes, 2 rue du Moulin de Trèbes, 11800 Trèbes. Tél. : 04 68 78 97 57.
La Cantine du Curé
Tapas gourmandes et vins au verre, à déguster sur une grande terrasse animée au cœur d'un ancien bourg charmant. Tapas 6-7 €. La Cantine du Curé, 16 avenue de l'Abbaye, 11160 Caunes-Minervois. Tél. : 07 67 54 94 67.
BONNES TABLES ÀSur la côte
La cascade de homards des Grands Buffets de Narbonne.Photo presse
Les Grands Buffets
Incontournables ! De gargantuesques et insolents buffets dont la variété n'a d'égale que leur qualité. Réservation en ligne obligatoire plusieurs semaines à l'avance. Buffet à volonté à 43 €. Les Grands Buffets, giratoire de la Liberté, 11100 Narbonne.
Biquet Plage
Grande baraque de plage bohème et branchée pour une cuisine de marché, fraîche et dont les prix se tiennent. Club de plage. Menus 22-26 €, à la carte 35-55 €. Biquet Plage, chemin de Mouret, 11370 Leucate-Plage. Tél. : 04 68 33 00 64.
Vers les Pyrénées
L'Odalisque
LA bonne table de Limoux, où les standards audois empruntent des détours originaux sans jamais perdre le fil des saisons. Menus 22-105 €, à la carte 30-50 €, paniers pique-nique 29-79 €. L'Odalisque, 38 rue des Cordeliers, 11300 Limoux. Tél. : 04 68 74 31 75.
L'Escondida
À l'entrée du village de Renne-le-Château, terrasse panoramique époustouflante pour une cuisine de marché simple et bien tournée, qui sublime les bons produits frais du cru. À la carte 25-30 €. L'Escondida, Grand rue, 11190 Rennes-le-Château. Tél. : 09 82 39 29 39.
VINS À RAPPORTER
Château Trillol
Petit domaine élevant des vins de caractère aux influences méditerranéennes, régulièrement primés dans les concours agricoles. Château Trillol, 10 route de Duilhac, 11350 Cucugnan. Tél. : 04 68 45 01 13.
Domaine Grès Vaillant
On travaille ici la vigne avec des chevaux de trait, pour des « vins bio à cheval » vifs, profonds et déclinés dans les trois couleurs, avec une option effervescente : la blanquette de Limoux. Domaine Grès Vaillant, chemin du Casse, 11300 Saint-Polycarpe. Tél. : 06 72 15 34 38.
August 29, 2020 at 12:45PM
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Dans l'Aude, goûter aux merveilles patrimoniales et naturelles du pays Cathare - Le Figaro
Pour cuisiner en même temps que Cyril Lignac dans Tous en cuisine en cette semaine du 31 août, il faudra faire quelques ravitaillements. Le chef va proposer des recettes diverses et variées qui demandent des ingrédients bien précis.
Forte de son succès pendant le confinement, l'émission Tous en cuisine, présentée par Cyril Lignac, a fait un retour en fanfare le lundi 24 août sur M6. Chaque jour, le célèbre chef cuisine en direct depuis son appartement et propose à certains téléspectateurs d'intervenir pendant le programme et de mijoter le bons petits plats en même temps que lui. Pour sa semaine de retour à l'antenne, Cyril Lignac a cuisiné une salade niçoise, un risotto de thon et à la tomate, une pêche melba, ou encore des pâtes à la carbonara devant un Djibril Cissé un peu perdu et agacé, mais quid de la semaine du 31 août ?
Pour cette semaine de rentrée scolaire, Cyril Lignac proposera de la pizza, des sushis, une salade de figues ou une tarte fine aux pêches, mais avant de cuisiner, il faudra faire quelques courses comme le note le site CuisineAZ. Le lundi 31 août, pour la confection du gratin de macaronis croustillants, il faudra avoir des macaronis, du beurre, de la farine, de la moutarde, du fromage râpé, de la pancetta, du pain de mie et du lait entier. Pour le dessert, qui sera une tarte au citron, les placards contiennent des crêpes dentelle, du chocolat blanc, un citron jaune, des œufs, du sucre, de la gélatine, et du beurre, comme pour chaque recette de la semaine.
Le Mardi 1er septembre, le chef nous fera voyager jusqu'en Italie avec sa pizza roulée bolognaise. Pour la préparer, il faudra de la pâte à pizza, de la viande bolognaise cuisinée, 3 mozzarella, un œuf, du piment d'Espelette ainsi que du sel, du poivre, de la moutarde et de l'huile d'olive. En ce qui concerne le dessert, une crème au sésame noir, il faudra se munir de lait entier, de soupe de purée de sésame noir, de fécule de maïs, de sucre roux, de fleur d'oranger, de pistaches décortiquées et de sirop d'érable.
Cyril Lignac dans Tous en cuisineCapture image : M6
Salade et sushis pour terminer la semaine
Le mercredi 2 septembre, celui qui a un emploi du temps très chargé propose une entrée et un plat chaud. Le repas commencera par des figues en salade avec de la burrata et du sésame. Pour cela, prévoyez 12 figues, 12 grains de raisins, de la stracciatella, de la burrata, de la feuille de menthe, du vinaigre, de l'huile de sésame et du sel et du poivre pour l'assaisonnement. Le plat sera un poulet grillé aux épices avec du maïs coco citron. Pour celui-là, il faudra 4 bancs de poulet, de l'ail, du maïs, un oignon cébette, du gingembre, un citron vert, 100g de noix de coco rappée et de la mayonnaise. Pour préparer les sauces, beaucoup d'aliments seront nécessaires, à l'instar de la sauce soja, de l'huile d'olive, du miel, du thym, de la cannelle, de la muscade en poudre, du cumin et du paprika.
Le jeudi 3 septembre, les téléspectateurs pourront faire une salade piémontaise grâce à 4 pommes de terre, 4 œufs, 2 tranches de jambon blanc, 2 tomates épépinées, 2 oignons cébette, 6 cornichons, 1 salade romaine, du ketchup, de la mayonnaise et du persil. Pour la tarte fine aux pêches, en dessert, il faudra 4 pêches jaunes, 3 feuilles de brick, du beurre, du tapioca, du mail et des pistaches. Enfin, pour terminer la semaine, le chef que l'on retrouve également dans Le meilleur pâtissier propose une recette plutôt compliquée. Le vendredi 4 septembre, pour préparer des sushis et california rolls, comptez 400g de riz rond à sushi, un avocat, un concombre, 2 feuilles d'algues nori, 600g de saumon écossais, du sucre de cannes, de la ciboulette, du vinaigre de riz à sushi et évidemment de la sauce soja.
Crédits photos : Capture image : M6
August 29, 2020 at 03:51AM
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Tous en cuisine avec Cyril Lignac : découvrez la liste des ingrédients pour la semaine du 31 août - Gala